Plusieurs séances de dégustation et d’échanges avec notre entourage nous ont amené à nous interroger sur ce que l’on attend vraiment d’une étiquette et d’une contre-étiquette de bouteille de vin. C’est pourquoi, nous avons mené un petit sondage sur les réseaux sociaux afin de connaître les différentes attentes des consommateurs.

  1. La dénomination de vente réglementaire de la catégorie de vin (vin, vin mousseux, vin pétillant, etc.). Celle-ci peut être omise pour les vins dont l’étiquette comporte la dénomination d’une AOP ou d’une IGP.
  2. Le titre alcoométrique volumique acquis (TAVA), elle doit être indiqué en unités ou demi-unités de pourcentage et du symbole « % vol. » (12 % vol. ou 11,5 % vol.).
  3. La provenance , elle figure soit en complément de la dénomination de vente (vin de France, vin de l’Union européenne, etc.), soit par une mention complémentaire (Produit de France).
  4. Le volume nominal pour chaque catégorie de vins, une gamme de volumes usuels est définie (exemple : de 100 à 1500 ml pour les vins tranquilles).
  5. Le nom de l’embouteilleur, soit la personne physique ou morale qui procède ou qui fait procéder pour son compte à l’embouteillage. Son nom et son adresse (nom de la commune et de l’État membre où se situe le siège de l’embouteilleur) doivent être mentionnés suivi des termes « embouteilleur » ou « mis en bouteille par ».
  6. Le numéro de lot, il est constitué de l’ensemble des produits élaborés dans des conditions considérées comme identiques.
  7. Les allergènes, c’est est une mention obligatoire sur l’étiquetage dès lors que des substances allergènes (sulfites, œufs et produits à base d’œufs, lait et produits à base de lait) sont détectables.
  8. La teneur en sucre : elle est facultative pour les vins mousseux, mais, elle est réglementée pour les autres vins. Selon la teneur en sucre du vin mousseux, peuvent être utilisés les termes suivants : brut nature, extra-brut, brut, extra-sec, sec, demi-sec et doux.
  9. Le message sanitaire destiné aux femmes enceintes préconisant la non-consommation d’alcool, « la consommation de boissons alcoolisées pendant la grossesse, même en faible quantité, peut avoir des conséquences graves sur la santé de l’enfant ».

« Toutes ces mentions obligatoires, à l’exception du numéro de lot et des allergènes, doivent être regroupées dans le même champ visuel de façon à être lisibles simultanément sans qu’il soit nécessaire de tourner le récipient (bouteilles, cubis). La taille des caractères doit être égale ou supérieure à 1,2 mm. Toutefois, la taille des caractères du numéro de lot et du message sanitaire est libre. »

Les mentions facultatives :

  • Millésime
  • Cépage
  • Mentions relatives à certaines méthodes de production
  • Couleur du vin
  • Type de produit
  • Mentions traditionnelles
  • Nom d’une unité géographique plus petite que l’appellation
  • Nom d’une unité géographique plus grande que l’appellation
  • Marque commerciale
  • Distinctions / Médailles aux concours
  • Conseil aux consommateurs

Les spécificités du vin biologique :

  • L’exploitation agricole : les références à un nom d’exploitation (Château, Domaine, Clos, etc.) sont réservées aux vins avec IG. Le vin doit être produit exclusivement à partir de raisins récoltés dans les vignobles exploités par cette exploitation ; La vinification doit être entièrement effectuée dans cette exploitation.
  • Les trois mentions « château », « clos » et « cru » sont réservées aux seuls vins bénéficiant d’une appellation d’origine.
  • Les symboles de l’UE (logos AOP et IGP).
  • La teneur en sucre pour les vins tranquilles (sec, demi-sec, moelleux, doux).

Les obligations selon les pays :

Mentions obligatoires pour les Etats-Unis

  • Indication d’une classe ou d’un type (vin mousseux, vin de table…),
  • Nom et adresse de l’embouteilleur,
  • Nom de marque,
  • La mention « Contains sulfites » (sauf quelques rares cas),
  • Degré d’alcool,
  • Le contenu net (en millilitres).

Les étiquettes de vin importés aux Etats-Unis doivent mentionner la phrase « Imported by » suivie du nom et du siège de la Société qui l’importe.

Mentions obligatoires pour l’Australie

Un millésime n’est mentionné sur l’étiquette d’un vin australien que si 85 % de raisin au minimum est issu de ce millésime. Si plusieurs cépages apparaissent sur l’étiquette, ils sont positionnés en ordre décroissant de la composition. La mention d’une région sur une étiquette ne se fait que si au minimum 85 % du raisin est récolté dans cette région.

Mentions obligatoires pour l’Argentine

Les dénominations d’origine sont mentionnées si 100% du vin provient de lieu indiqué. La variété de cépage est indiquée si au minimum 85 % du vin est produit par ce cépage. Le millésime est mentionné sur l’étiquette si 85% du vin provient de l’année de récolte.

Mentions obligatoires pour l’Afrique du Sud

Les signes distinctifs apparaissent sur la contre-étiquette. Si la contre étiquette comporte une bande bleue, le vin provient en totalité de l’origine mentionnée. Si elle est composée d’une bande rouge, le vin est au minimum assemblé à 75 % avec le millésime mentionné. Si il s’agit d’une bande verte, le vin est au minimum assemblé à 80 % avec le cépage indiqué.

Les normes européennes

Certaines informations obligatoires sur les bouteilles aux Etats-Unis le sont également pour les pays de la Communauté Européenne, mais d’autres mentions sont également exigées.
La mention la plus importante est celle de l’indication du niveau de qualité, soit le statut de ce vin dans l’ordre défini par la CEE pour les noms de terroirs. Un vin produit par un pays de la CEE doit donc mentionner sur son étiquette :

  • soit un nom d’origine répertorié accompagné d’une mention confirmant que ce nom est bien un nom d’origine répertorié.
  • soit la mention « vin de table » correspondant à un statut inférieur au vin d’origine contrôlé.

Une appellation d’origine indique un lieu de production répertorié, des méthodes de viticulture et de vinification.

Mentions obligatoires pour l’Espagne

Le Conseil régulador délivre une estampille qui est apposée sur la contre étiquette de la bouteille pour garantir l’appellation. Le degré de vieillissement est obligatoire sur l’étiquette.

Mentions obligatoires pour l’Allemagne

Les différents niveaux de classification (vin de table, vin de pays, vin d’appellation d’origine) sont obligatoires sur l’étiquette de la bouteille. Il y a ensuite une classification selon la richesse en sucre du moût puis une mention complémentaire qui indique le niveau qualitatif (raisins récoltés à pleine maturité, vendanges tardives, raisins ayant fait l’objet de tris, raisins avec pourriture noble…).

De plus en plus étroitement surveillée par les pouvoirs publics, l’étiquette se charge au fil du temps d’éléments informatifs. Elle voit s’accumuler parallèlement les exigences légales et de nouvelles indications relevant d’une pédagogie mise en place par les vendeurs.

Depuis peu les contre-étiquettes “interactives” portant flashcodes permettent de développer et contextualiser toutes les informations que le producteur souhaite fournir au consommateur : histoire du domaine, de la parcelle, etc.

Les attentes des consommateurs

Les consommateurs se retrouvent donc noyés sous les mentions obligatoires mais qu’elles sont les informations qu’ils souhaitent réellement retrouver, c’est pourquoi, nous vous avons posé la question.

Voici certains de vos retours :

  • « L’assemblage qui n’est pas systématique et le temps de garde. Idéal pour les accords mets et vins et pour la gestion de cave. »
  • « Les cépages, la provenance, sulfites/ pas sulfites, bio/pas bio, le % d’alcool. »
  • « Le nom de la parcelle, de la cuvée, le nom du domaine, du vigneron, millésime et l’appellation. Et en contre-étiquette plus de détails, histoire de la cuvée par exemple, et norme législation ( degré l’alcool), cépage utilisé. Ou alors, une étiquette super sobre, une image, un nom et toutes les infos en contre-étiquette. En fait, ça dépend si on cherche une étiquette très traditionnelle, ou plutôt moderne, ce que l’on veut transmettre à travers la bouteille. »
  • « Le cépage, l’origine du raisin, l’histoire de la cuvée. »
  • « Le nom du domaine, l’appellation, le millésime et l’assemblage. Sur la contre-étiquette, le degré de dégustation, le temps de garde et éventuellement quelques mots sur la famille et le terroir. »
  • « Pour un négociant qu’il dise d’où provient son raisin, et si c’est un récoltant, une petite phrase sur la parcelle. »
  • « Je trouve qu’il serait intéressant d’avoir en information sur la contre-étiquette, les conditions climatiques du millésime et la production de l’année. Les accords mets/vins sont également intéressants lorsqu’on cherche un vin un peu au hasard pour accompagner un plat déterminé. »
  • « Les indications de millésimes je trouve ça plutôt pertinent. L’accord met et vins c’est très stéréotypé à mon sens, et puis c’est le rôle du caviste. Après sur une bouteille vendu en GD sans caviste pourquoi pas, mais donc des étiquettes aussi qui varient en fonction du lieu de distribution. »
  • « La provenance des raisins, l’année, la vinification, le dosage et le nombre de bouteilles. »
  • « Domaine, millésime, récoltant ou négociant, pour un blanc s’il est sec demi sec moelleux ou liquoreux parce que pour les gens qui ne s’y connaissent pas comme moi c’est jamais marqué et c’est chiant quand tu cherches un moelleux. Sinon tout ce que fait référence à la mouvance actuelle, s’il est bio ou pas, circuit court privilégié. »
  • « Je cherche souvent des informations que je ne trouve que rarement, comme l’historique de la maison, mais aussi la puissance/légèreté du vin. Je regarde aussi sur le bouchon s’il s’agit ou non d’un récoltant. »
  • « Le cépage ! En France on l’a pas souvent. »
  • « Le taux d’alcool déjà, d’où il vient précisément (où il est mis en bouteille et fabriqué), son année, des infos du style avec quoi l’associé niveau repas, ce genre de choses. »
  • « On ne veut pas uniquement savoir s’il y a des sulfites ou non, on veut connaître le dosage. »

Nous constatons, que même si le cépage n’est pas une mention obligatoire, c’est une demande qui revient très régulièrement. La contre-étiquette est aussi l’opportunité pour le producteur de raconter son histoire, celle de ses vignes.
Autre point que nous avons constaté sur les canettes La Robe du Vin ainsi que sur les bouteilles Oé, et que nous avons déjà entendu de la part de personnes novices sur le vin, savoir si le vin est sec ou doux.

Etiquette de bouteille Oé
Canette de vin La Robe du Vin

Pandémie oblige, nous avons fait le tour de notre cave pour comparer les étiquettes de bouteilles.

Dos de l'étiquette Valette

Ici, l’étiquette de La Valette nous informe sur le taux de sucre dans le vin, les accords mets/vins, la température de service. Nous lisons aussi le millésime, les sulfites, le lieux de production et d’embouteillage, l’appellation.

Etiquette vin Moncontour

L’étiquette des Portes Dorées nous informe nous informe sur le terroir, le cépage, le taux de sucre, les arômes, les accords mets/vins, le lieu de production et d’embouteillage, le service et le millésime.

Etiquette Pineau des Charentes

L’étiquette du Pineau des Charentes nous offre diverses informations telles que : l’histoire du domaine, les arômes, les accords mets/vins, le service ainsi qu’un QR code pour avoir davantage d’informations.

Etiquette de vin Segredos

Partons pour le Portugal, l’étiquette ici de Segredos de Sao Miguel nous délivre des informations telles que les cépages utilisés, la zone d’appellation, le millésime, la production, le site internet, le lieu de mise en bouteille, un QR code pour obtenir davantage d’informations, les sulfites.

Etiquette Chai Saint Olive

Les frères Saint Olive nous parlent sur leur étiquette du choix de leurs raisins, de leur viticulture, de leur production. Et ils nous invitent à regarder une vidéo Youtube via un QR code mais aussi à les suivre sur les réseaux sociaux ou sur leur site internet.

Etiquette Porto

Porto Calem nous indique sur son étiquette le veillissement de son vin, sa robe, ses arômes. Mais aussi les accords mets/vins, la garde, les sulfites, le lieux de production et d’embouteillage.

Les obligations étiquettes